Ecologie
– Etat de droit - Guerre et paix - Information
- Pareto
- Productivité
- Raison
- Santé
- Spiritualité laïque
|
Hommage au Président Barrack OBAMA
|
|
« - Ah !
Puisque vous parlez anglais, dites-moi, s’il vous-plaît … »
(Elizabeth) |
|
|
Après la chute des « 3 grands » - Ford,
Chrysler et General Motors, le Président Obama entreprend de fonder un système de protection
sociale pour les Américains (source « Obama, les
clés de la reprise », C dans l’air, 7 Mai 2009) Puisse-t-il éviter les travers du modèle
français, et réussir dans sa noble entreprise (8 Mai 2009) |
Brève histoire d’amour Chère Elizabeth, jeune Américaine du Massachusetts ! Je
repense souvent à votre interrogation brûlante – à la fois vibrante, dans
votre cœur, et un peu triste : « - Est-ce que c’est vrai que les Français ne nous aiment pas, et pensent que nous
sommes tous riches et bêtes ? ». Cela se passait dans le train
pour Montélimar. Avant le 11 septembre 2001. A l’aube de ce nouveau
millénaire de tous les espoirs. Comme
je l’expliquais à Mme Silberstein, je suis un enfant
de la paix retrouvée, comme tous ceux de ma
génération. Cette prise de conscience a peut-être débuté en 1999, un peu
avant la gare de Montélimar. Hautes
de 400 mètres, les tours du World Trade Center symbolisaient à merveille les prouesses de l’ingénierie moderne : on ne saurait
donc faire abstraction des connaissances scientifiques indissociables de telles
prouesses dans la considération du problème de la violence à l’école et dans
le monde sans aggraver la crise du savoir. |
Nemawashi, ou le
Miracle des relations humaines
Le messie, pour moi, c’est Barrack Obama, en raison du challenge mondial de son investiture. En effet, j’ignore comment on fait les miracles, mais par deux fois, j’ai déjà pu constater, sans savoir expliquer pourquoi elle se produit, comment la rencontre humaine fait des miracles. Le miracle se produit à chaque fois que l’on rencontre une personne pour laquelle ce que l’on cherche à savoir est précisément ce qui par ailleurs, était pour lui une cause de souffrance. De sorte que chemin faisant, l’autre devient pour celui qui cherche une personne-ressource idéale et désintéressée - c’est le miracle. Depuis quand rongeaient-ils leur frein, celui-ci, ou celle-là ? La
situation inverse est plus courante : quand vais-je trouver une personne
capable de m’aider ? - pense-on parfois. Sans savoir à quel Saint se
vouer ? - dit-on aussi. |
|
C’est ce savoir
que recherche l’Inspecteur Heysel, pour qui les
oppositions entre caractères ajoutent aux énigmes de la science, dont la
résolution par-dessus les siècles ne fut pas simple : elle est encore
dense. Pour rendre hommage à votre cœur, malgré l’indifférence, voire
l’hostilité des français, j’avais alors envisagé de dire ma vérité doucement. Dire sa vérité doucement : une idée tirée du
texte anonyme de Baltimore – joint en annexe, une
aide considérable sur le chemin de celui qui, à la recherche de la vérité,
s’efforce de vivre simplement mais avec honnêteté, à faute de quoi il n’y a
pas de paix intérieure. Voici comment j’envisageais alors de présenter les
choses. « Je pense beaucoup de bien de beaucoup de
monde - je n’ai encore rien de bon à dire de ceux que je ne connais pas. Or
ce bien met parfois en porte-à-faux par rapport aux idées dominantes. Par
exemple, j’aime bien les américains. Je pourrais vous en donner plusieurs
raisons, mais les américains ne sont pas au centre de mes préoccupations : je
veux seulement dire ma vérité doucement. » Ainsi, avec la destruction du World Trade Center,
les idées retranchées sur les américains et ce mépris larvé ont été exprimés
parfois clairement, en France, et l’exemple de ce drame illustre bien l’idée
japonaise que toute crise comporte un aspect favorable et peut aider à
quelque chose de bon : il n’est jamais facile de délier les langues en
matière de calomnie. Au-delà du clivage des idées partisanes –
indignation sélective contre malveillance opiniâtre – la question américaine
ne doit pas faire oublier le reste de l’actualité du nouveau millénaire, et
notamment la destruction symbolique de deux autres symboles forts en l’an
2000 - un an avant le drame, et l’attentat contre deux Bouddhas géants vieux
de 3000 ans. Or, avec le système de production Toyota, qui est
à l’industrie automobile moderne ce que Ford fut au Taylorisme, la
compréhension du bouddhisme zen, indissociable de l’objectif moderne, laïc,
et pertinent d’étendre l’approche japonaise de l’organisation industrielle à
nos entreprises est aujourd’hui plus qu’une simple concession à l’esprit
oriental. En 1868, le Japon préconisait de conserver
l’esprit Japonais tout en s’ouvrant au méthodes de l’esprit occidental ;
c’est à cette intelligence des choses que la France de 1968 voulut également
souscrire ; au total, avec la culture arabe, nous avons aujourd’hui une
trilogie de polarités culturelles majeures à considérer et à mieux
comprendre, de la rectitude de la mécanique et du kaizen, au rituel de la
danse orientale, et à l’amour. En 1945, donc, la France part sur de bonnes
résolutions, en arrêtant clairement la priorité de solutions éducatives sur
les solutions répressives pour la jeunesse : c’est l’Ordonnance de 1945. Mais à l’époque,
cette disposition ignore encore tout, hélas, de la crise du savoir née avec
Hiroshima, crise dont les effets, apparus après les trente glorieuses, ne
cesseront de se développer à l’école et dans la cité jusqu’aux années 2000. Dans le même laps de temps, l’histoire du Japon
présente une dynamique inverse : parti du néant en 1945, sans ressource
naturelle, ce pays petit offre au monde en 1988 le spectacle hallucinant d’une réussite miraculeuse. Certes, le Japon était parti
fin 1945 sur des résolutions nouvelles [1],
que l’on ne saurait raisonnablement exclure du champ de réflexion sur les
causes de ce miracle. Ces
résolutions, au Japon, commençaient par l’oubli d’une
certaine arrogance, notamment caractérisée par le phénomène du
bizuthage, qui signifie aux autres que l’on appartient à une caste
supérieure : en France, il faudra attendre encore 48 ans pour que la
même prise de conscience ait lieu dans l’Éducation Nationale, et que l’on
commence enfin à bannir ces pratiques [2] qui méprisent l’individu … et le subalterne. |
||
Document créé ou modifié le mardi 29 novembre 2011 à 17:01 - retour á EN HAUT du document