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Picasso :
femme à
la poussette
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« L’art n’est pas fait pour accrocher sur les
murs » (Pablo Picasso) |
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1988 -
Après 9 ans d’une carrière industrielle éclair et une nuit d’éveil, je travaille un an pour trouver la méthode
2rh et la QPPO © : la suite de ma vie est réglée par la
nécessité et la passion d’ouvrir aux ressources industrielles et humaines de
la foi
en l’esprit de raison. 2005 - Installé dans ce nouveau rythme de vie,
j’établis un diagnostic
de société précis, ouvrant du même coup la page du programme
qualité 2rh. |
Avant-propos Ce qui
était remarquable, chez Jacqueline Picasso, trop tôt disparue, était un élan
naturel que rien ne semblait pouvoir
arrêter. Cette force, transparaît pleinement dans une
sculpture que le maître gardait chez lui. Et que décrit la présenta
anecdote. Nouvelle (critique artistique) L’amitié sincère née entre Jacqueline Picasso et Jacqueline Crocy, ma mère, s’explique
peut-être simplement par l’amour si fort qu’elles avaient pour
nos semblables, en général, et pour
les enfants, en particulier. Lorsque
deux personnes profondément aimantes se rencontrent, elles sont mutuellement
sensibles à leur qualité et elles font comme si elles
se connaissaient depuis toujours ! Les personnes vulgaires font exactement
le contraire : elles font généralement comme si elle ne vous
connaissaient pas. |
Tombé dans le Tao avant ma naissance Né en 1954 d’une mère
plutôt mince et bien faite – à Cannes, sur la plage, ses amis
l’appelaient « le sloogy » - j’ai pu apprendre la méditation avant ma naissance, livré à moi-même
pendant huit mois, par une mère qui ignorait ma présence ! Adepte de la vie saine, et petite fille d’un herboriste , qui sut lui transmettre la passion des simples, à Fontourcine, elle s’étonne, sans s’inquiéter d’avantage, que des tisanes, même régulières, ne réussissent pas lui faire retrouver ses règles. Faute de ne pas réussir à se soigner par elle-même, elle finit par se résoudre tout de même à voir un médecin. Ce dernier l’ausculte et lui déclare : « - ne vous inquiétez pas, tout va bientôt rentrer dans l’ordre … » Légèrement inquiet de sa réaction, qu’il surveille du coin de l’oeil, il finit par lâcher : « - vous êtes enceinte. » -
Vous êtes sûr Docteur ?? -
Aucun doute possible !!! - C’est formidable, lui dit ma mère, en lui sautant au cou ! Il fut rassuré. |
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En ce qui
concerne ma mère, il m’est facile d’attester de la grande qualité d’amour
qu’elle m’a prodigué : j’ai bénéficié
de tout l’amour qu’elle n’a pas pu recevoir dans son enfance - tôt
soustraite à la douceur de sa mère, morte d’une broncho-pneumonie, et à son
cher papa, brûlé vif dans un camion de son entreprise. Maman a
donc passé sa jeunesse dans un couvent – dont elle n’a pu sortir qu’en 1943 -
un an avant sa majorité, avec l’aide de sa famille maternelle et des appuis
que celle-ci avait su trouver – où elle apprit la couture - ce qui nous
ramène à sa rencontre avec Jacqueline
Picasso. En ce
qui concerne la femme de Picasso – dont la rencontre avec Picasso souligne
sans doute une aspiration commune vers l’art, l’amour, et la qualité, qu’on
naturellement les artistes et que tous devraient cultiver, et pour le moins
apprécier – l’immensité de son amour pour les enfants est toute contenue dans
une anecdote simple et forte. Lors de
l’une des visites que ma mère lui rendait régulièrement à Mougins, Jacqueline
Picasso lui permit de constater la force de cette aspiration avec tant de vie
que ma mère ne put s’empêcher de me raconter les faits que je ressens encore,
trente ans plus tard, comme si j’avais moi-même assisté à la scène imaginaire
évoquée par Jacqueline Picasso. Dans
une sculpture - maman et poussette à l’enfant - que Jacqueline affectionnait
particulièrement, et qu’elle avait tenu à montrer à ma mère, il y avait en
effet toute la puissance créatrice et toute la maîtrise de l’art qui
consistait, chez Picasso, on le sait, à dépouiller la réalité de ses
contraintes apparentes pour l’essentiel - tantôt l’âme ou le mouvement ou
l’amour – ou tout cela à la fois – ou parfois, comme dans Guernica, toute
cette absence. Ce que
Jacqueline aimait par-dessus tout dans cette statue, était ce côté
indestructible d’une mère protégeant son enfant, et que le Maître –
Jacqueline ne parlait jamais autrement du grand homme – avait figé pour
l’éternité dans la matière : « - Regardez ! »
dit-elle à ma mère, lui désignant non la statue mais la mère qu’elle
figurait – et plus encore, la force dont on a parlé, et que le Maître, donc,
avait rendue visible : « - Elle pourrait traverser la Concorde ! » |
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Document créé ou modifié le mercredi 30 novembre 2011 à 10:53 - retour á EN HAUT du document