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                             Œuvre  de    Monsieur     Henri  COUTIS

 

Le credo : « aborder les problèmes avec courage et franchise et les résoudre avec foi » 

Noblesse de l’engagement associé : « je n’ai pas attendu d’être porté ou contraint par le flot pour découvrir les vertus de la pédagogie » (Henri Coutis, 1968)

Chronologie abrégée

L’Œuvre de Monsieur  Henri COUTIS

 

1955

L’analyse (texte initial)

 

1959

La synthèse (exergue)

 

1968

L’introduction (ci-contre)

 

1988

Autres recherches publiées (lien Lectura)

 

1997

Exclusif

La rétrospective

La prospective

Recherche

Exploitation pédagogique de l’oeuvre

Libération …

En 1945, après 6 ans de souffrances et de privation, les survivants de la deuxième guerre mondiale fondent une Europe de paix, et construisent à nouveau dans l’enthousiasme :

§        Le caractère effectivement révolutionnaire des idées de Descartes et de Newton, après 6 siècles de dérive du milieu Catholique, ne doit pas occulter les retranchements de l’intelligentsias française.

 

… et délivrance !

Les congrégations religieuses nous parlent de « délivrance »[1], mais quel mal se cache-t-il derrière « la pauvreté, les épidémies et les catastrophes » ? Ce mal qu’il faut nommer est la perte de la foi en l’esprit de raison, aggravé par la collusion de la mauvaise foi au service des préjugés et de leur dictée absurde :

§        Le drame des camps de concentration nazis ne doit pas occulter 9 siècles de rectitude intellectuelle et morale Allemande ;

 

Compilation exclusive de l’action culturelle de Monsieur Henri Coutis

          Jeunesse, école et démocratie

 

§                                           L’introduction circonstanciée (Mai 1968)

 

Le texte dont vous allez entendre tout à l’heure la lecture date, pour la totalité des idées et l’essentiel de la forme – à quelques nuances près – de 1955.

Il a fait alors l’objet d’un exposé écouté avec une politesse indifférente au Congrès Régional du SNET de l’Académie de Grenoble.

On y était en effet, encore une fois, surtout soucieux de revendications immédiates. Enfermés dans leur monde, la plupart des enseignants ne sentaient guère monter les vrais périls et s’annoncer une grave crise de régime.

L’incapacité des gouvernements d’alors à résoudre bien des problèmes : inflation galopante et ruineuse, guerre d’Algérie, Education Nationale et Réforme de l’Enseignement (mais oui, déjà) développait dans le pays un mouvement très violemment antiparlementaire qui risquait de nous mener au désordre et au fascisme… sous les yeux d’une jeunesse de plus en plus nombreuse … qu’on ne se souciait plus réellement d’éduquer. (…)

§                                           La Synthèse décisive   1959

 

Si je reprends aujourd’hui ce texte présenté il y a quatre ans au Congrès régional de Grenoble, ce n’est pas pour savourer l’amer plaisir d’avoir joué les Cassandre, mais bien parce que je suis convaincu de l’importance du problème posé, et parce qu’une tradition déjà ancienne veut, que dans ce pays, aucun problème ne devienne caduc … car ils sont tous permanents, faute d’être abordés avec courage et franchise, et résolus avec foi.

§                                           L’analyse fondamentale de 1955  (Le travailleur de l’enseignement technique n° 131, juin 1959, pages 28 à 32)

— La « crise de la jeunesse »

— La « crise de la démocratie »

— La place,

— Et le rôle de l’école dans le cycle social, voilà les thèmes qui vont marquer l’étude que je vais soumettre.

 

I.-  LA REFORME DES STRUCTURES EST NECESSAIRE MAIS NON SUFFISANTE

a)     La réforme des structures est nécessaire :

La justice sociale veut l’accessibilité de tous à tous les emplois soit autre chose qu’une creuse formule démentie par les faits : la pauvreté ne doit pas être un obstacle à la promotion sociale, par le canal des études secondaires ou supérieures ;

L’intérêt général demande aussi que la Nation cherche et choisisse ses élites là où elles sont, pour un meilleur rendement du corps social ;

— enfin la prolongation de la scolarité est de plus en plus imposée par les besoins en qualification, de technicité, de culture.

Je laisse chacun juger si ces objectifs ont été atteints ou sont en voie de l’être.

Car mon but n’est pas de disserter sur ce point qui alimente, depuis la Libération, articles et controverses

Cette réforme des structures – cette « Réforme de l’Enseignement », comme nous avons coutume de l’appeler – est souhaitable et nécessaire, et nous avons raison de la demander aussi large que possible.

Mais je pense qu’elle n’est pas suffisante.

b)   Insuffisance de cette « Réforme de l’Enseignement » :

1.    — Certes, quand les « Chefs », à tous les degrés et dans tous les domaines, seront issus aussi de familles modestes,  on peut espérer qu’ils auront parfois, par expérience personnelle, une plus grande consciences des réalités humaines et sociales que trop de nos discoureurs, orfèvres en trémolos solennels … qui ne connaissaient les humbles qu’à travers la littérature.

     Certes, quand tout la Nation, convenablement instruite, sera transformée en une collectivité efficace, où chacun oeuvrera à sa place, vous aurez augmenté la productivité … Et alors ?

2.    — Si les Chefs ne voient dans leur ascension qu’une revanche orgueilleuse, dans leur réussite qu’une occasion de satisfaire un appétit de jouissance insatiable, dans leur pouvoir une volonté de griserie … Qu’aurez-vous changé ?

 

                 (suite en page jed28)

 

 

II.-  LA CRISE DE LA DEMOCRATIE

a)  Cette crise est évidente en France :

affaiblissement du sens civique réel, qui n’est pas fait de mots, mêmes sonores, mais d’actes, même modestes, où s’oublie l’intérêt individuel ; 

antiparlementarisme systématique qui ira — et qui va déjà — au-delà de la personne des parlementaires, parce qu’il est aveugle et passionnel, parce qu’il est, pour ce peuple qui nie ses responsabilités, un exorcisme contre l’impuissance ;

méconnaissance générale d’une solidarité qui n’est pourtant plus, en ce XX° siècle, une vertu vers quoi on tend, mais un fait inéluctable qu’il faut comprendre.

                 (suite en page jed28)

 

III.-  LA CRISE DE LA JEUNESSE

   Il ne viendrait à l’esprit d’aucun éducateur véritable de jeter la pierre à une jeunesse qui, dans son immense majorité, n’est ni pire ni meilleure que ne fut la nôtre, qui a grandi dans un monde moins stable, plus difficile, désorientant … et qui est une résultante.

                 (suite pages jed29, jed30, jed31, jed32)

 

 

 

 

                              

Document modifié le mardi 29 novembre 2011 à 17:16  -  retour á EN HAUT du document

 

 



[1] Témoins de Jéovah