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                           Langage    universel    de   la  musique

A Göttingen

« Ragged-time » américain et « Weltschmerz » allemand :  le temps déchiqueté

Musique

Cultiver la tristesse musicale et l’ennui, avec l’alibi du romantisme allemand, c’est ignorer le cœur allemand sans grandir la musique

(26 juin 2010)

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Compte-rendu

La trace des anciens

§       « Un sapin n’est ni ancien ni moderne » (Zen)

§       « Je dis une chose et tu en comprends une autre » (Confucius)

§      Parler de musique classique ou moderne n’a pas plus de sens que cela

Hommage à Scott Joplin

Au fond de mon cœur, il y a le rag-time. (PR Crocy)

« Bethena » (Scott Joplin)

Un certain ralentissement, au cœur du Yi-king, et de la

situation n° 60

Changer le monde ne consiste pas à détruire tout ou partie des cultures mais à ralentir son rythme de travail jusqu’à trouver celui de la terre : une performance qui suppose d’éviter le travers de l’agitation, et de mettre en œuvre beaucoup d’énergie - contrairement aux clichés sur le zen.

 

A l’heure où la confusion bat son plein –  au point du rétablissement des Lumières, donc – il n’est pas de plus grand réconfort pour l’âme que d’entendre, dans un registre parfaitement actuel, la complainte si sensible, si juste et si touchante de nos aînés.

O Scott Joplin,

Quel Coeur de géant !

Quelle âme pleine des turpitudes de l’humanité !

Et quel art consommé de transcender la douleur en un baume si durablement exquis !

 

Hélas, moi aussi je ressens,

Intimement mêlés,

La force de mon art,

Et le défi toujours plus grand de la vie.

 

Tu nous as tout donné, et nous avons tout aimé

Entendre une musique aussi humaine ne peut que réveiller les âmes les plus endormies et lever les enchantements les plus mauvais.

Pour le moins, elle nous aide à avancer dans notre propre vie, sachant que l’humanité est une et indivisible

 

Ainsi, O Scott, ami le plus fidèle de toute ma vie

lorsque tu as écrit cette musique qui m’a fait pleurer,

et que, je l’apprends, tu étais au sommet de ta carrière,

tu venais juste de perdre ta jeune épouse.

 

J’entends ta peine et j’avance  (PR Crocy, 2005)

 

Document créé ou modifié le dimanche 4 décembre 2011 à 17:07  -  retour á EN HAUT du document